Bulletin d'information Covid-19
27.05.2020 | 12h45

I Note d’information Afrique

Ce Bulletin d’information, qui s’appuie sur le travail de veille et de collecte de données réalisé par #NCovAfrica, a pour objet de dresser un état des lieux de la maladie Coronavirus (COVID-19), apparue en Chine dans la région de Wuhan dès novembre 2019. Il vise à vous renseigner en un coup d’œil sur le Covid-19  en Afrique, les restrictions de circulation (travel-bans), les mesures de confinement, les mesures destinées à atténuer l’impact économique de la pandémie mises en place par les États africains mais aussi sur l’état de vos marchés et sur les dispositions de soutien économiques décidées par les différentes autorités publiques et privées.

 

I Éditorial

Patient zéro, pangolin, civette : les mystères du SARS-Cov-2

 

Presque cinq mois après le signalement à l’OMS de l’apparition dans la région chinoise de Wuhan de cas de pneumonies atypiques provoquées par un nouveau coronavirus, que sait-on vraiment des conditions d’émergence de cet agent pathogène qui a paralysé la terre entière et provoqué d’incommensurables dégâts humains et économiques ? Rien, ou si peu de choses. Un épais brouillard entoure en effet aussi bien l’origine du SARS-Cov-2 que la date réelle de son apparition. L’enquête, loin de se cantonner aux milieux scientifiques et médicaux, est devenue un sujet de controverse géopolitique. La Chine, patrie d’origine du virus respiratoire, campe le rôle de l’accusée, les États-Unis celui de l’accusateur, devant des Européens et le reste du monde, spectateurs.

La recherche du « patient zéro » a pris des allures de mission impossible. On a d’abord prétendu que ce virus avait commencé à circuler en décembre 2019, dans le Hubei, avant de situer son apparition à la mi-novembre. Las ! Les enquêtes épidémiologiques menées en France et en Italie ont permis d’établir que le virus y circulait « sous les radars » dès fin octobre / début novembre… 

Aurait-il pu être ramené en différents endroits du globe par des sportifs ayant participé aux Jeux mondiaux militaires organisés mi-octobre à Wuhan ? C’est une hypothèse, mais elle ne nous dit rien sur l’apparition du nouveau coronavirus dans la province chinoise. Pourrait-il avoir été présent dès la fin de l’été ? D’autres pays, au Maghreb ou en Afrique par exemple, pourraient-ils avoir été en contact avec le virus, précocement, et leurs populations partiellement immunisées ? Il serait intéressant de le savoir, pour mieux comprendre.

Question suivante, l’origine du virus. Sauf à verser dans un complotisme délirant, il faut écarter la thèse d’une origine synthétique (création en laboratoire). Les analyses génétiques ont établi que le SARS-CoV-2 était similaire à 96% avec un virus prélevé en 2013 sur une chauve-souris du Yunnan. Ce virus aurait-il pu s’échapper accidentellement du laboratoire P4 de Wuhan ? Les Américains le prétendent, comme ils prétendaient que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive, mais n’apportent pas plus de preuves.

De surcroît, avancent les chercheurs, il manque une pièce au puzzle, car la transmission directe de la chauve-souris à l’homme est peu probable. Il faut un hôte intermédiaire, ayant été en contact avec l’homme et la pipistrelle. L’infortuné pangolin, présent sur les marchés aux animaux vivants chinois, a fait figure de suspect idéal, car il est infesté de coronavirus ayant des spicules identiques au SARS-Cov-2. D’autres chercheurs s’interrogent sur le rôle d’un autre petit mammifère, la civette, très braconné aussi, et dont la responsabilité dans la transmission du SRAS de la chauve-souris à l’homme en 2002 est établi. L’enquête continue…

 

Samy Ghorbal

Déclarations du jour

Carlos Lopes, économiste, ancien secrétaire exécutif de la CEA :   

« L’Afrique porte 25 % de la charge de morbidité mondiale, mais représente moins de 1 % des dépenses de santé mondiales. Elle fabrique moins de 2 % des médicaments qu’elle consomme. Or le Covid-19 a démontré une capacité cachée à produire des masques, des tests et d’autres produits essentiels dans toute l’Afrique. Cette montée en puissance dans l’urgence doit être encouragée. Ce virus offre à l’Afrique l’occasion de faire preuve d’initiative. C’est vrai également pour la sécurité alimentaire ou les nouvelles technologies. Il n’y aura probablement pas de meilleur moment pour accélérer le changement ». Le Monde Afrique.

 

 

Mohamed Bekkat, président du Conseil de l’ordre des médecins algériens et membre du comité scientifique Covid-19 :

« Nous avons traité des milliers de cas avec ce médicament avec beaucoup de succès à ce jour. Et nous n’avons pas noté de réactions indésirables. Nous n’avons enregistré aucun décès lié à l’utilisation de l’hydroxychloroquine. L’étude du Lancet prête à confusion car elle semble concerner des cas graves pour lesquels l’hydroxychloroquine n’est d’aucun secours. Il y a lieu de constater que l’utilisation de l’hydroxychloroquine par des pays arabes et africains s’est révélée efficace quand elle est utilisée précocement ».  AFP

 

 

Chiffres clés

200 millions de personnes sont encore strictement confinées dans le monde

54 pays africains sont touchés par la pandémie

5 594 175 cas dénombrés dans le monde dont plus de 390 000 au Brésil

350 531 personnes décédées dont plus de 37 000 au Royaume-Uni

2 288 579 personnes guéries

   

Revue de presse


Zoom quotidien

3 questions à … Reckya Madougou

 

 

Reckya Madougou est ancien Garde des sceaux et ancien ministre de la Microfinance et de l’Emploi des jeunes et des femmes. Elle est expert international et promotrice du think & do tank Team RM.

 

 

Après le passage de cette crise, comment devraient évoluer les modèles de développement et de gouvernance des États Africains ?

Cette crise est une opportunité pour l’Afrique de repenser son modèle de gouvernance et surtout de développement. Car, en plus de déconstruire toutes nos certitudes, elle nous livre une nouvelle façon de saisir le monde qui oblige aussi à remodeler nos écosystèmes politiques et  économiques.

Cette crise a le mérite d’accélérer la remise en question de l’efficacité de nos systèmes de santé publique. En Afrique, nous sommes en moyenne à 0,25 médecin et 1,4 lit d’hôpital pour 1 000 personnes. Le Covid-19 nous fait donc réaliser notre réelle incapacité d’assistance s’il y avait un déclenchement extrême. D’ores et déjà, plusieurs pays doivent élaborer une offre sanitaire plus large avec une précision sur les capacités hospitalières dans une approche de mutualisation entre les pays pour bénéficier d’économies d’échelle et en associant le privé à l’investissement et à la gestion des centres hospitaliers pour assurer leur pérennité. Par exemple, le royaume chérifien qui disposait de 1 670 lits de réanimation avant la crise s’est fixé l’objectif de 4 000 désormais. Cette pression fera expérimenter de nouvelles méthodes alternatives de gouvernance politique.

Sur le plan économique, un avantage majeur est à relever. Il s’agit du leadership actuel des dirigeants africains qui parlent d’une même voix autour du président en exercice de l’Union africaine, Cyril Ramaphosa, relativement aux grandes questions macroéconomiques, telles que la dette. Au demeurant, les États africains devront remettre à plat leur modèle inspiré du capitalisme sauvage et des inégalités qui en découlent au profit d’une économie de marché plus solidaire orientée vers le capital humain et basée sur l’investissement productif. Le « social productif » est également à promouvoir et porte la promesse d’une croissance inclusive. Au Kenya par exemple, près de la moitié de la population s’approvisionne auprès de coopératives dont les recettes vont directement aux producteurs. L’enjeu et l’urgence seront pour les pays de construire des économies fondées sur de nouveaux mécanismes de solidarité, de redistribution des ressources et de cohésion sociale et privilégiant les réponses aux enjeux de développement durable. C’est aussi plus que jamais le moment de prioriser l’agriculture pour créer massivement des emplois et de faciliter l’accès au crédit aux producteurs, aux artisans et aux femmes.

 

Comment les États africains ont-ils géré la crise économique et sanitaire ?

Dans leur grande majorité les pays africains, après avoir pris conscience de l’ampleur du drame qui se jouait, ont pris des mesures fortes. Pour limiter la transmission du virus et freiner sa propagation, toute une batterie de mesures a été expérimentée : l’état d’urgence ou un couvre-feu, en passant par l’interdiction d’attroupement au dépistage massif et le port obligatoire de masques. Cela ne saurait occulter, hélas, les bavures policières qui ont pu jalonner parfois le chemin du difficile respect de certaines mesures restrictives, pour des populations africaines dont 75% vivent de l’informel, au jour le jour. La riposte africaine s’est toutefois  organisée. La résilience actuelle démontre en partie que ces mesures n’ont pas été inefficaces. L’autre défi est de veiller à ce que la crise ne se transforme pas en catastrophe humanitaire et en fracture sociale. Certains pays l’ont compris. C’est le cas du Sénégal, du Gabon, du Maroc, du Togo et dans une certaine mesure la Côte d’Ivoire, qui ont eu à cœur d’inclure la dimension sociale et économique dans leur traitement de la pandémie.

 

Quelles mesures devraient être adoptées pour protéger les entreprises les plus vulnérables pendant et après cette pandémie ?

Les gouvernements, les banques centrales et les organisations sous régionales ont réagi en prenant de fortes mesures discrétionnaires budgétaires et monétaires. Ils semblent avoir perçu tous les dommages que la crise sanitaire peut entraîner pour les petites entreprises, les institutions financières qui les soutiennent et, globalement, l’activité économique. Il est urgent de protéger les personnes et les entreprises les plus vulnérables. Créer un cadre spécial de mécanismes de résilience. Il s’agirait d’envisager la généralisation bien organisée des banques alimentaires à laquelle il faut associer des directives sanitaires et d’hygiène et des mesures économiques incitatives. Protéger les entreprises les plus vulnérables impose une politique fiscale exceptionnelle. Les fonds mobilisés pour faire face à la crise doivent être fléchés, notamment le refinancement des institutions de microfinance pour les aider à rester solvables et liquides afin d’arroser les acteurs de l’économie réelle. Il est donc nécessaire de recapitaliser les institutions de microfinance pour qu’elles puissent reprendre leur activité de prêt et jouer ainsi pleinement leur rôle dans la relance économique post-crise.

 

 

L’Agenda de la semaine

 

 

 

Dernières mesures mises en place par les gouvernements africains 

 

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé dimanche 24 mai le passage du niveau 4 au niveau 3 des restrictions de confinement, à partir du 1er juin. Certaines mesures restrictives devraient être levées comme le couvre-feu et la vente d’alcool, jusqu’alors interdite. Les écoles secondaires et une grande partie des commerces pourront ouvrir leurs portes. Cependant les restaurants, bars, évènements sportifs ou salon de coiffure jugés comme “activités à risque” resteront fermés jusqu’à nouvel ordre. Les frontières du pays resteront également fermées. La vente de tabac resterait également interdite. 

Environ 8 millions de sud-africains pourraient retourner au travail grâce à l’assouplissement de ces mesures. Ces décisions sont critiquées par les classes politiques jugeant ce confinement inapproprié pour l’Afrique du Sud et dangereux pour l’emploi ou au contraire trop laxiste. Par ailleurs, une des mines d’or du pays a dû être fermée dimanche après que 164 de ses employés aient été testés positifs au Covid-19. Aujourd’hui l’Afrique du Sud est le pays du continent ayant déclarés le plus de cas testés positifs au Covid-19 (24 264). 

L’allègement des restrictions sanitaires a commencé hier en Ouganda. 95 des 135 districts du pays sont concernés. Les commerces, dont les restaurant, ont pu rouvrir leurs portes. Le port du masque a cependant été rendu obligatoire pour l’ensemble de la population dans les lieux publics. Cet assouplissement avait été reporté d’une semaine par le président Yoweri Museveni afin de permettre aux citoyens de se procurer les masques. Les transports publics reprendront leur activité le 4 juin. Les salles de sport et discothèques restent fermées jusqu’à nouvel ordre. Le confinement général avait été décrété le 30 mars. Aujourd’hui le pays compte 253 cas recensés de Covid-19 et aucun décès n’est à déplorer. 

 

Côte d’Ivoire :  Les élèves de primaire et du secondaire d’Abidjan ont repris le chemin de l’école depuis hier.  Tous les enfants devront porter un masque, et une rotation d’un jour par groupe d’élèves est prévue. Les établissements scolaires avaient fermé leurs portes le 17 mars.

Mozambique : Lundi soir, le pays a enregistré son premier décès dû au Covid-19. Il s’agissait d’un garçon de 13 ans. Le gouvernement a annoncé une campagne massive de dépistage pour les 5 000 membres du personnel soignant travaillant dans la province de Cabo Delgado

 

 

Covid-19 en Afrique

 

 

 

 

 

Focus par pays

Si l’Afrique reste pour l’heure l’un des continents les moins touchés par l’épidémie, le Covid-19 s’y répand néanmoins à une vitesse galopante, la barre des 100 000 cas ayant été dépassée le 22 mai. Les systèmes sanitaires des pays africains étant fragiles, ils pourraient rapidement être dépassés par la pandémie si le nombre de cas augmentait de manière exponentielle.

Par ailleurs, les analystes internationaux anticipent de sévères conséquences économiques, aggravées par l’effondrement des cours du pétrole, pénalisant des pays producteurs comme le Nigeria, l’Angola, où l’activité devrait se contracter de 6 à 7% dès cette année. 

Le FMI mise sur une récession de 1,6% et la Banque mondiale table sur une contraction de l’activité comprise entre 2,1 à 5,1% en 2020.  

54 pays ont confirmé des cas de personnes atteintes du coronavirus, pour un total de 119 696 cas dont 3595 décès et 48 746 rémissions. Les États les plus touchés sont l’Afrique du Sud (24 264 cas) et l’Égypte (18 756 cas), suivis par l’Algérie (8697) et le Nigeria (8344)

Il convient de noter que les chiffres figurant dans les tableaux qui suivent sont ceux ayant été communiqués officiellement par les autorités. La réalité de la propagation du virus est sans doute nettement plus importante, surtout dans les États disposant de capacités de dépistage limitées.  

Beaucoup de pays font cependant face à des cas encore isolés, mais prennent des mesures drastiques pour limiter les voyages.

Initiatives des entreprises

En Afrique

 

  • Au Maroc, une équipe de huit scientifiques bénévoles, dénommée Tech4Covid et dirigée par l’ingénieur Mouhsine Lakhdissi, s’est formée pour développer des solutions face à la pandémie. En visioconférence, ils ont mis au point le Masque intelligent de détection à distance (Midad), une première mondiale. Équipé de capteurs, il analyse le souffle des patients qui le portent, afin de détecter les premiers symptômes d’infection – taux d’oxygène dans le sang, insuffisances respiratoires, toux, éternuements – et de permettre un suivi médical à distance et la collecte de données par Bluetooth. 

 

  • Le groupe Ecobank, un conglomérat bancaire basé en Afrique, s’est associé à Google pour aider les PME africaines à se doter de compétences numériques. Dans le cadre de ce partenariat, Ecobank proposera différentes solutions, notamment les produits Google My Business et Google Ad pour ses clients PME. Les paquets numériques devraient être disponibles très rapidement pour les PME clientes d’Ecobank dans toute l’Afrique subsaharienne. Ecobank est un groupe bancaire régional indépendant d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, au service des clients de gros et de détail. 

 

  • En Côte d’Ivoire, le ministre de la Promotion de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mamadou Touré, a présenté lundi 25 mai aux sénateurs les deux principaux axes de l’action gouvernementale en faveur des jeunes face à la pandémie du coronavirus. Le premier axe concerne la sensibilisation à travers le concept « le vrai son » lancé avec l’appui des partenaires techniques et financiers comme l’UNICEF et l’UNFPA qui a permis de recruter 700 jeunes pour aider à combattre les fake news. Le second est relatif aux mesures liées à l’insertion des jeunes.

 

Dans le reste du monde

 

  • Une filiale de Blue Ocean Robotics, basée au Danemark, a éliminé les agents pathogènes en 10 à 15 minutes dans la chambre d’un patient avec sa solution innovante Robots UVD. À ce jour, les robots autonomes de désinfection de l‘entreprise ont été déployés dans plus de 50 pays à travers le monde. Blue Ocean Robotics a d’ailleurs annoncé avoir été sélectionnée par Frost & Sullivan pour son prix « 2020 European Professional Service Robots Product Leadership » des meilleures pratiques. Cette reconnaissance se base principalement sur le travail conjoint de l’entreprise avec la filiale UVD Robots, qui combine la technologie robotique autonome avec les rayons ultraviolets pour éliminer  des virus semblables au  COVID-19.

 

 

Note Eco

Cette note vise à présenter les impacts que devrait avoir le Covid-19 au niveau macroéconomique, sur différents secteurs, ainsi que les recommandations et la réaction des institutions internationales.

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