Bulletin d'information Covid-19
29.07.2020 | 14h45

I Note d’information Afrique

Ce Bulletin d’information, qui s’appuie sur le travail de veille et de collecte de données réalisé par #NCovAfrica, a pour objet de dresser un état des lieux de la maladie Coronavirus (COVID-19), apparue en Chine dans la région de Wuhan dès novembre 2019. Il vise à vous renseigner en un coup d’œil sur le Covid-19  en Afrique, les restrictions de circulation (travel-bans), les mesures de confinement, les mesures destinées à atténuer l’impact économique de la pandémie mises en place par les États africains mais aussi sur l’état de vos marchés et sur les dispositions de soutien économiques décidées par les différentes autorités publiques et privées.

 

I Éditorial

Afrique : la pandémie s’est installée, les incertitudes demeurent et l’aïd approche   

 

C’est une mauvaise nouvelle qui se confirme : alors que l’Europe, redoutant une hypothétique « seconde vague », durcit ses règles sanitaires, l’Afrique n’en a décidément pas fini avec la « première vague ». Exception faite de rares pays qui ont réussi à endiguer la pandémie, à l’instar de la Tunisie (zéro décès au cours des 32 derniers jours !) ou des Seychelles, la plupart des autres nations africaines sont loin d’avoir atteint « leur pic épidémique ».

L’OMS, fidèle à la ligne de communication alarmiste qu’elle a adopté dès le début de la pandémie, avertit que la dramatique situation sud-africaine peut constituer une préfiguration du chaos à venir dans nombre de pays. Il est vrai que même si le nombre de cas reste encore relativement limité, la pente des courbes des États  voisins de la nation arc-en-ciel (Botswana, Lesotho, Eswatini, Namibie) connaît une accélération inquiétante. Elle peut s’expliquer, dans le cas du Botswana, par une politique de testing très volontaire.

L’hétérogénéité des situations en termes de disponibilité des tests constitue un motif de préoccupation récurrent et limite les possibilités d’interprétation de la dynamique de la pandémie en Afrique. Les « bons élèves », qui testent massivement, sont aussi ceux dont les chiffres paraissent les plus inquiétants. Ainsi Djibouti, qui a conduit des tests sur pratiquement 5% de sa population, est le pays  où le taux de positifs par habitant est le plus élevé. Mais la situation est-elle réellement plus inquiétante dans cette petite nation de la Corne de l’Afrique, qui a pris le problème à bras le corps, qu’au Nigeria, État le plus peuplé d’Afrique, qui déclare 41 800 cas, mais qui n’est en capacité de mener que 3000 tests journaliers ?    

Le Covid-19 s’est installé sur le continent africain et, à l’instar de ce qui a été observé en Inde, il a commencé à essaimer des grandes villes vers les zones rurales, où la densité et la promiscuité sont heureusement moindres. Le facteur de saisonnalité ne semble pas jouer dans un sens ou un autre (atténuation ou aggravation), ce qui n’est pas forcément une surprise : la grippe, saisonnière en Europe, est chronique en Afrique subsaharienne.   

L’exception statistique demeure s’agissant de la mortalité, qui reste très faible, hormis en Afrique du Sud et en Égypte, mais des interrogations subsistent quant à de possibles biais, dans certains pays. Des études observationnelles récentes, en Afrique du Sud, indiquent une surmortalité (17 000 décès supplémentaires) peut-être imputable au Coronavirus. Ces éléments devront être surveillés.

Enfin, notamment en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest, l’approche de la fête de l’aïd-el-kébir (Tabaski), la plus importante du calendrier musulman, créée de fortes appréhensions quand à un rebond possible des contaminations inter-familiales…

Samy Ghorbal

Déclarations du jour

Michel Yao, responsable des opérations d’urgence de l’OMS pour l’Afrique :

« A part les Seychelles, la majorité des pays africains n’ont pas atteint leur pic épidémique. Le temps de doublement du nombre de cas enregistrés à une date donnée est en dessous de 20 jours dans beaucoup de pays. La moyenne africain est aujourd’hui d’une douzaine de jours. Ce qui est préoccupant puisque le pic se rapproche quand la vitesse de propagation de la maladie diminue. La maladie a désormais une transmission communautaire, ce qui rend difficile son contrôle. Le Covid-19 s’est installé en Afrique ». FranceInfo.fr

 

Uhuru Kenyatta, Président du Kenya : 

« A la guerre, la victoire est assurée par des armées unies qui subjuguent un ennemi. Face au Covid-19, notre victoire sera de subir un minimum de dommages et de réduire la durée de la guerre. Lorsque nous avons déconfiné partiellement, il y a 21 jours, j’ai dit que je n’hésiterais pas à prendre des mesures énergiques si la situation l’exigeait à nouveau. Je le ferai sans hésiter car la vie de chaque Kenyan nous est précieuse. Notre santé économique est en fin de compte liée au maintien d’un faible taux de contaminations et de décès. Le tourisme, l’investissement et nos échanges commerciaux en dépendent, car les pays les plus touchés par la pandémie seront aussi les plus durement sanctionnés économiquement ». The Standard

 

 

 

Chiffres clés

200 millions de personnes sont encore strictement confinées dans le monde

54 pays africains sont touchés par la pandémie

16 756 275 cas dénombrés dans le monde dont plus de 4,3 millions aux USA 

660 748 personnes décédées dont près de 150 000 aux USA

9 760 015 personnes guéries

   

Revue de presse


Zoom quotidien

Focus santé 

 

Une immunité naturelle limitée à quatre mois ?

 

C’est la question qui tient en haleine les scientifiques, engagés dans une course inédite pour la mise au point d’un vaccin, mais aussi les politiques, hantés à l’idée de devoir prolonger pendant encore des mois ou des années les mesures de restriction de circulation et de distanciation sociale.  Quelle est donc la durée de l’immunité conférée par les anticorps produits par un organisme infectés par le Covid-19 ? On savait déjà que pour la plupart des coronavirus « bénins », elle ne durait pas plus d’un an. Plusieurs études allemandes, anglaises et espagnoles, semblent indiquer que l’immunité « naturelle » pourrait ne pas dépasser les quatre mois. Impossible, dans ces conditions, d’espérer atteindre la fameuse « immunité collective » théorisée aux débuts  de la pandémie. Mais il y a plus inquiétant encore : s’il en va de l’immunité conférée par le vaccin comme de l’immunité naturelle, alors tous les efforts auront été vains et nous pourrions être condamnés à vivre indéfiniment avec le Covid… ou dans une bulle ! Les scientifiques envisagent déjà plusieurs vaccinations (comme avec l’hépatite), pour renforcer les réponses de l’organisme. Avec un secret espoir : l’intervention d’un autre processus salvateur, celui de la « mémoire immunitaire ». En d’autres termes, des cellules-mémoire, capables de reconnaître le SARS-CoV-2, pourraient, très rapidement générer des anticorps protecteurs. A suivre, donc.

 

 

Des formes plus graves en cas de réinfection ?

 

C’est l’autre interrogation angoissante, avivée par les craintes d’une « seconde vague » : on observe chez certains patients ayant contracté le Covid-19 des rechutes graves, dues probablement à une réinfection du Covid ou d’autres types de coronavirus bénin. Ce phénomène témoignerait d’un dysfonctionnement de l’immunité provoqué par des « anticorps facilitants ». Ceux-ci, au lieu de protéger l’organisme, aggraveraient sa vulnérabilité. Les Italiens, qui s’interrogent sur le décalage temporel entre la survenue des premiers cas, à l’automne 2019, et l’explosion de l’épidémie, en février, soupçonnent l’existence de cycles répétés d’infection au sein de certaines communautés, à l’origine de l’aggravation spectaculaire des formes de la maladie observée dans la Péninsule. Là aussi, ces hypothèses inquiétantes demandent à être confirmées. Elles pourraient expliquer pourquoi, dans nombre de pays d’Afrique, l’explosion des primo-contaminations ne s’accompagne pas pour l’instant d’une hausse en proportion de la mortalité…  

 

Dernières mesures mises en place par les gouvernements africains 

 

Au Maroc, le gouvernement a pris les citoyens de court, avec l’annonce surprise dimanche 26 juillet au soir de la fermeture imminente de 8 villes, dont Marrakech et Tanger. La décision prenant effet à minuit, elle a donné lieu à des phénomènes de précipitation extrêmement dangereux : embouteillages monstres sur les routes, gares prises d’assaut, accidents… Cette nouvelle mesure de restriction intervient à la veille de l’aïd el-idha (aïd el-kébir), fête musulmane célébrée en famille, par peur d’une nouvelle vague de contaminations. 

Alors qu’une demande avait été déposée dès mai dernier, l’Afrique du Sud vient de recevoir un prêt de 4.3 milliards de dollars du Fonds Monétaire International (FMI). La somme représente 100% de la quote-part du pays au sein de l’organisation internationale et doit aider les efforts sud-africains de lutte contre les effets sanitaires et économiques du coronavirus, alors que l’Afrique du Sud est devenue l’épicentre de l’épidémie en Afrique et le 5e pays le plus touché au monde. Le pays qui combine faiblesse économique structurelle et mesures de distanciation sociale particulièrement strictes, va ainsi pouvoir bénéficier de l’instrument de financement rapide mis en place contre le Covid-19 par le FMI. 

Annoncées par le président Abdelmadjid Tebboune la semaine dernière, l’Algérie et son Conseil des Ministres ont officialisé l’adoption de lourdes sanctions pénales en cas de violence contre les soignants. Pénalisant les agressions verbales et physiques ainsi que la destruction de biens publics et médicaux avec des peines allant de 1 à 10 ans de prison, accompagnées de fortes amendes, ce projet d’ordonnance fait écho à la montée d’actes de violences contre le personnel soignant.

 

En bref

Ghana : le gouvernement annonce un programme de financement d’une valeur de 100 milliards de cedi en vue de lutter contre les conséquences économiques désastreuses causées par la pandémie.

Kenya : afin d’endiguer les effets néfastes de la pandémie, le président Uhuru Kenyatta a annoncé la prolongation d’un mois de couvre-feu, une année scolaire blanche ainsi que l’interdiction de la vente d’alcool dans les restaurants.

 

Infographie régionale

 

 

 

Perspectives pour l’Afrique du Nord : PIB et chômage  

 

  • En 2020, l’Afrique du Nord pourrait être la région d’Afrique la plus durement touchée en termes de croissance du PIB réel : selon nos prévisions, la croissance régionale devrait tomber à -11,2 % cette année, la Libye tirant vers le bas le chiffre régional.
  • Le reste de la région sera également mis à rude épreuve. En Algérie (très dépendante du pétrole), la croissance tombera à -11,9 %, au Maroc, le PIB se contractera de 6 % et en Tunisie, la croissance tombera à -7,7 %.
  • Le chômage va monter en flèche car des secteurs clés (tourisme, énergie, commerce de détail) vont se dégrader. En Tunisie, le chômage atteindra 19,8 % en 2020 ; en Algérie, 16,5 % ; au Maroc, 12,8 % ; en Égypte, 11 %.

 

Perspectives pour l’Afrique du Nord : dépenses de consommation 

 

  • Les mesures d’austérité prises par les gouvernements pour réduire la masse salariale et les subventions publiques contribueront également à la baisse des salaires et des revenus disponibles.
  • En conséquence, les dépenses de consommation seront durement touchées. La baisse en termes nominaux sera la plus importante en Algérie (-25,6 % à 55,6 milliards de dollars), suivie par le Maroc (-9,2 % à 60,8 milliards de dollars), l’Égypte (-9,1 % à 240 milliards de dollars) et la Tunisie (-5,2 % à 26,2 milliards de dollars).
  • C’est au Maroc et en Égypte que les dépenses rebondiront le plus rapidement.

 

Perspectives pour l’Afrique du Nord : dépenses de consommation 

 

  • Les différentes catégories de biens seront touchées différemment.
  • Les biens pour lesquels la demande est la plus cyclique (les biens durables comme les voitures, les machines à laver) seront moins demandés, car les ménages reportent leurs achats importants pendant les périodes difficiles.
  • Les dépenses discrétionnaires de loisirs (dîners au restaurant, vacances) diminueront également, car les ménages se serrent la ceinture – la crainte de la crise du Covid-19 jouera encore un rôle.
  • L’Égypte fausse la moyenne, car nous constatons toujours une augmentation des dépenses dans la plupart des catégories.

 

Perspectives pour l’Afrique du Nord : dépenses de consommation 

 

  • Les dépenses dans la plupart des catégories reviendront à plus long terme, mais les dépenses alimentaires (la catégorie de loin la plus importante) continueront à diminuer en raison du retard pris dans la réduction du chômage.

 

 

 

Focus par pays

Si l’Afrique reste pour l’heure l’un des continents les moins touchés par l’épidémie, le Covid-19 s’y répand néanmoins à une vitesse galopante, la barre des 500 000 cas ayant été dépassée le 7 juillet. Les systèmes sanitaires des pays africains étant fragiles, ils pourraient rapidement être dépassés par la pandémie si le nombre de cas augmentait de manière exponentielle.

Par ailleurs, les analystes internationaux anticipent de sévères conséquences économiques, aggravées par l’effondrement des cours du pétrole, pénalisant des pays producteurs comme le Nigeria, l’Angola, où l’activité devrait se contracter de 6 à 7% dès cette année. 

Le FMI mise sur une récession de 3,2% et la Banque mondiale table sur une contraction de l’activité comprise entre 2,1 à 5,1% en 2020. 

54 pays ont confirmé des cas de personnes atteintes du coronavirus, pour un total de 873 342 cas dont 18 496 décès et 523 926 rémissions. Les États les plus touchés sont l’Afrique du Sud (459 761 cas) et l’Égypte (92 947 cas), suivis par le Nigeria  (41 804) et le Ghana (33 624)

Il convient de noter que les chiffres figurant dans les tableaux qui suivent sont ceux ayant été communiqués officiellement par les autorités. La réalité de la propagation du virus est sans doute nettement plus importante, surtout dans les États disposant de capacités de dépistage limitées. 

Plusieurs pays font cependant face à des cas encore isolés, mais prennent des mesures drastiques pour limiter les voyages.

 

Initiatives des entreprises

En Afrique

 

  • En partenariat avec la fondation Mastercard et Equity Bank Rwanda, le cabinet ESP a annoncé la création d’un programme de soutien aux petites et moyennes entreprises (PME) opérant dans l’industrie du Tourisme au Rwanda afin de se rétablir et devenir plus résilientes face à la pandémie de COVID-19. Le programme Komeza apportera la combinaison idéale de soutien financier et d’assistance technique à 120 PME. Le programme a été mis en place grâce à un engagement de 2.5 millions de $ du programme de rétablissement et de résilience COVID-19 de la Mastercard Foundation. 

 

  • Au Rwanda, ce programme de la Mastercard Foundation a également fondé un partenariat avec Gahaya Links, une entreprise artisanale, pour fournir à 40 000 familles vulnérables de leur réseau d’artisans des masques de protection, ce qui les aidera à enrayer la propagation du COVID-19 tout en leur permettant de s’investir en toute sécurité dans des activités génératrices de revenus. Les masques de protection ont été produits par 1 406 tailleurs, pour la plupart des femmes, offrant par là même des opportunités économiques à la communauté artisanale gravement touchée par les mesures de confinement.

 

  • La Société Africaine de Réassurance (Africa Re), groupe numéro 1 de la réassurance en Afrique, a annoncé le décaissement de 3,3 millions de $ pour soutenir les parties prenantes à la lutte contre la pandémie de COVID-19 sur le continent. Ces fonds seront gérés par la Fondation Africa Re. Le décaissement se répartit entre plusieurs bénéficiaires : les villes abritant des bureaux d’Africa Re (Lagos, Johannesburg, Nairobi, Le Caire, Abidjan, Casablanca, Ebène et Addis-Abeba), les 41 Associations des assureurs des 41 Etats membres d’Africa Re et le Centre Africain de Contrôle et de Prévention des Maladies (CDC Afrique), organisme de santé publique de l’Union Africaine.

 

Dans le reste du monde

 

  • Deux ans après sa revente par Nokia, Withings, le fabricant français d’objets connectés de santé (pèse-personnes, montres, tensiomètres, enregistreurs de sommeil) vient d’obtenir auprès de plusieurs investisseurs une enveloppe de 53 millions d’euros pour se développer, notamment outre-Atlantique. Dans l’immédiat, Withings prépare la sortie de sa prochaine montre connectée, la ScanWatch. Dotée d’un capteur mesurant le taux de saturation d’oxygène dans le sang, elle a été utilisée dans des hôpitaux français pour détecter les maladies infectieuses comme le Covid-19. Withings va par ailleurs poursuivre ses efforts en R&D.

 

 

Archives

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